E. DUKU
Etona, Étonisme et DUTA
Ernest DUKU
La deuxième édition de DUTA (Douala Urban Touch of Arts) a lancée l’étonisme entre plus d’une dixaine d’autres philosophies qu’ont exposé les artistes. Étonisme vient du terme ‘etona’ qui signifie en langues angolaises «raison, évidence, indulgence» et c’est une lutte contre les exclusions moyenant l’indulgence. Durant cette journée des femmes, il est évident que l’étonisme fut comprise comme ‘lutte contre l’exclusion de la femme’. Un hommage!
Étonisme est a priori une lutte active contre les exclusions, raisons pour laquelle joint les trois differentes réalités et sortes de gens dans ses peintures (codifiées par la tonalité) et dans ses sculptures (traitement de bois) : autrement dit, l’union de connaisseur, quase-connaisseur et ignorant ou soit encore de prémière classe, classe moyenne et la classe basse. Mais cette fois-ci, etonisme vient reprocher la manque d’identité entre les Africains et les invite à avoir la personalité.
Deux peintures explicitent cela. La première s’intitule «Les immigrés», un père tenant dans ses épaules son fils. Les deux sans visages : il leur manque l’audition, voilà pourquoi ils n’écoutent pas et ne peuvent rien entender; ils n’ont pas des yeux, c’est pourquoi ils ne peuvent voir; l’absence du nez ne leur permet pas de discerner; et finalement n’ayant pas la bouche, ils ne pouront avoir le pouvoir à la parole. Et pourtant, si les Africains avaient tous les élements manquant, ils auraient une identification bien definie, et par conséquent une personalité firme.
La deuxième peinture, «Discours : assez de promesses!», destaque un homme au crépuscule de sa vie, vêtu de costume en bleu ayant une main sur la joue. Curieusement, le geste de ce vieullard se traduit en «mfûmani» ou «mfûmu» en la langue du peintre, a dit le critique d’art Patrício. Autrement, Chef, Autorité voilà pourquoi il a un chapeau de respect. Cette dicothomie je la traduirais de cette façon : les chefs demagogues africains, qui se retiennent encore au pouvoir, sont plus malheureux que leurs promesses. Peu importe le temps au pouvoir, l’Afrique a fortement besoin des acteurs actifs capables de reconstruir leurs identités pour finalement montrer la firmeté de leur personalité.
Les Biennales devraient necessairement avoir un conseil des curateurs scientifiques, en travaillant bien sûr avec des Musées et Univerités. C’est justement dans ces deux dernières instituitions que l’art devient véritablement «art» dans son vrai sens de ‘pensée structurée’. Cela supose la mise en place du propre système qui soutient la stabilité fonctionnelle du circuit artistique. C’est pourquoi la biennal marche bon train quand elle est affiliée ou organisée par ou sous supervision d’un Musée ou Université.
Grâce à la presentation de l’étonisme que cette Biennale paraît avoir accompli sa tache scientifique, bien malgé l’absence de spécilistes en matière et participation organisationnelle des universités.